Plaisirs obscurs, comédies suspectes, carnavals morbides, scènes de sorcellerie,
de guerre, de violence ou de folie font l’essentiel du monde de Francisco
Goya (1746-1828). L’artiste ne fut pas le seul à sonder les passions humaines, les
désirs secrets et funestes, ni à frayer avec le fantastique, l’étrange ou l’interdit.
Mais il le fit avec une radicalité unique, en assénant sans relâche une vérité
terrible, qui nous renseigne sur les violences historiques et sociales au tournant
du xixe siècle.
Dans cet essai, Ozvan Bottois propose de repenser l’oeuvre de Goya à la lumière
du concept de Déraison tel que l’a analysé Michel Foucault dans son Histoire de
la folie à l’âge classique. Ce parti pris théorique, déployé dans la perspective de
l’histoire de l’art, ouvre la voie à une compréhension nouvelle du parcours de
Goya : au lieu d’aborder ses oeuvres d’un point de vue moral, l’auteur les analyse
pour ce qu’elles montrent réellement, et en révèle la force subversive.
Car Goya déplace tout autant le regard du spectateur que l’objet de son
tableau. Ses dessins, ses gravures et ses peintures n’ont cessé de nous concerner.
Ils nous poussent à envisager à nouveaux frais notre rapport au monde
social, à l’imagination, à la violence, au désir, voire à la folie.
L’AUTEUR
Maître de conférences en histoire de l’art contemporain à l’université Paul-Valéry
Montpellier III, membre de CRISES (Centre de recherches interdisciplinaires en
sciences humaines et sociales, université Paul-Valéry Montpellier III), Ozvan Bottois est l’auteur de l’ouvrage Tauromachie. De l’arène à la toile, publié chez Hazan en 2017, et de divers écrits sur l’art espagnol des xixe, xxe et xxie siècles, parus dans des revues universitaires, des ouvrages collectifs ou des catalogues d’exposition.
de guerre, de violence ou de folie font l’essentiel du monde de Francisco
Goya (1746-1828). L’artiste ne fut pas le seul à sonder les passions humaines, les
désirs secrets et funestes, ni à frayer avec le fantastique, l’étrange ou l’interdit.
Mais il le fit avec une radicalité unique, en assénant sans relâche une vérité
terrible, qui nous renseigne sur les violences historiques et sociales au tournant
du xixe siècle.
Dans cet essai, Ozvan Bottois propose de repenser l’oeuvre de Goya à la lumière
du concept de Déraison tel que l’a analysé Michel Foucault dans son Histoire de
la folie à l’âge classique. Ce parti pris théorique, déployé dans la perspective de
l’histoire de l’art, ouvre la voie à une compréhension nouvelle du parcours de
Goya : au lieu d’aborder ses oeuvres d’un point de vue moral, l’auteur les analyse
pour ce qu’elles montrent réellement, et en révèle la force subversive.
Car Goya déplace tout autant le regard du spectateur que l’objet de son
tableau. Ses dessins, ses gravures et ses peintures n’ont cessé de nous concerner.
Ils nous poussent à envisager à nouveaux frais notre rapport au monde
social, à l’imagination, à la violence, au désir, voire à la folie.
L’AUTEUR
Maître de conférences en histoire de l’art contemporain à l’université Paul-Valéry
Montpellier III, membre de CRISES (Centre de recherches interdisciplinaires en
sciences humaines et sociales, université Paul-Valéry Montpellier III), Ozvan Bottois est l’auteur de l’ouvrage Tauromachie. De l’arène à la toile, publié chez Hazan en 2017, et de divers écrits sur l’art espagnol des xixe, xxe et xxie siècles, parus dans des revues universitaires, des ouvrages collectifs ou des catalogues d’exposition.
