Giotto

Caractéristiques

Date de parution : 20/03/2013
Prix TTC : 16,00 €
Nombre de pages : 224 pages
Nombre d'illustrations : 85
Code EAN : 9782754106719
Dimension : 135x200 mm
Code article : 3819620
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Giotto

Marcelin Pleynet
Collection : Bibliothèque Hazan
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Marcelin Pleynet
Marcelin Pleynet, poète, critique littéraire (Lautréamont), a assuré la gréance et le secrétariat de rédaction de la revue Tel Quel et jusqu’ici celui de L’Infini dirigées par son ami Philippe Sollers. Ecrivain d’art, il a enseigné l’esthétique à l’Ecole nationale des Beaux Arts de 1987 à 1998, publié de nombreux articles dans les revues spécialisées et ...

Présentation de l'ouvrage


- Une lecture saisissante de l’art de Giotto à travers le contexte religieux de son temps et les réponses apportées par ce dernier à ses enjeux. Avec cet essai intelligent et d’une belle clairvoyance, Marcelin Pleynet nous invite à lire l’oeuvre du maître italien de la fin du Moyen Age qu’était Giotto (1267-1337) à travers le contexte culturel et religieux de son temps, marqué en particulier par le mouvement d’émancipation introduit par la révolution du dogme du Purgatoire proclamé en 1274. Pourquoi ? S’instaure alors un nouvel ordre symbolique, propre au monde catholique (avec l’affirmation du pouvoir de réglementation de l’Eglise à travers les indulgences ) mais, en même temps, un espace intermédiaire , entre le Ciel et l’Enfer, où s’engouffre l’imaginaire chrétien et où s’articule jusque dans la cohérence de la représentation l’espérance d’une vie terrestre libérée du poids de la condamnation unique à la Mort, au profit d’une relation plus harmonieuse entre l’ici-bas et l’au-delà . Un artiste comme Giotto (1267-1337) parvient à donner à cet « entre-deux », qui ne va cesser de s’élargir entre Ciel et Enfer pour gagner en autonomie, une forme et un espace. Ce sera le volume de la troisième dimension, ferment de la vision synthétique et de l’expressivité des scènes narratives, à travers lequel l’Occident va s’arracher au monde bidimensionnel et aux canons immuables de l’art byzantin. Un espace « mythique » ou théologique qu’il ne faut pas confondre avec celui que la Renaissance, mue par un bel élan prométhéen, saura parachever à travers la vision unifiée de la perspective géométrique. Car, en ce temps là, souligne l’auteur, « toute transformation aussi bien d’ordre spirituel, que formel ou iconographique, ne peut voir le jour que sous l’autorité d’une seul commanditaire, l’Eglise ». Et de développer comment c’est elle qui fera la gloire de Giotto en lui commandant de célébrer selon ses propres vues théologiques la légende de saint François à Assise, Padoue, Florence, ou encore de réaliser une immense peinture mosaïque apposée sur la façade de la basilique Saint-Pierre à Rome. Une gloire qui lui vaut de figurer de son vivant dans le volume « Purgatoire » de la Comédie de Dante en 1312-1313. Dante et Giotto seront d’ailleurs salués l’un et l’autre par leurs contemporains comme des hommes « au seuil des temps nouveaux avec la même majesté ».