SynopsisUne analyse de l’influence de l’art antique dans le développement de l’art moderne européen, en particulier dans l’œuvre de De Chirico, Picabia, Léger et Picasso. Les différentes manières dont ces artistes de la modernité ont réinventé l’antiquité à leurs propres fins, surtout à l’époque du « retour à l’ordre », au lendemain de la Première Guerre mondiale. Cette étude met en lumière aussi en quoi ce phénomène s’inscrit dans le contexte de l’élargissement considérable de la connaissance de l’art antique entre les années 1870 et les années 1930, tournant qui voit la conception de l’Antiquité se détacher définitivement de l’idéalisme néo-classique issu des idées de Winckelmann. L’intérêt se porte alors autant sur les époques archaïques que sur les âges d’or de Périclès ou Auguste. Et c’est moins la statuaire classique que la stylisation sommaire des silhouettes sur les vases de céramiques qui retient Picasso. Autre évolution du regard porté sur l’Antiquité, ainsi que le rappellent une partie des essais : la relecture freudienne des mythes grecs et romains à partir du début du XXe siècle, où spécialistes et artistes surréalistes voient la manifestations des désirs et des peurs ancrées au plus profond de l’être humain.

Le livre en quelques motsLe langage "classique", loin d'être dépassé, a fourni aux artistes du début du XXe siècle des éléments d'une étonnante modernité. A travers les oeuvres de quatre peintres majeurs du XXe siècle, cet ouvrage analyse la façon dont ceux-ci ont revisité et transformé l'art classique de l'époque gréco-romaine, mais aussi dont ils en ont façonné la perception actuelle. Cette mise en regard des oeuvres révèle le rôle complexe qu'a joué l'art antique dans la modernité occidentale. Catalogue officiel de l’exposition organisée par le Jean- Paul Getty Museum de Los Angeles à l’automne 2011 et le musée Picasso d’Antibes, du 18 février au 20 mai 2012.
