SynopsisToute sa vie, Cézanne n’a cessé de se peindre. Preuves en sont les quelque quarante autoportraits – dont trente-deux reproduits ici – qui jalonnent son œuvre, comme des contrepoints, et qui datent de 1861 à 1895. De ce premier, pâteux, aux yeux rouges, jusqu’à l’un des derniers, à l’aquarelle, léger et aérien, où le peintre et son modèle semblent enfin réconciliés. Carrière exemplaire que celle de Cézanne qui, pendant cinquante années, piétine, déchire, transperce, enrage, lutte contre cette peinture qu’il a peine à saisir, qu’il comprend mieux que quiconque pourtant mais dont toujours quelque chose lui échappe. Mais il est tenace et, sans cesse, il revient à ces portraits de lui-même – présentés ici comme la ponctuation de son œuvre – qui lui permettent peu à peu d’avancer. Pour appuyer son propos, Pascal Bonafoux laisse en priorité la parole à Cézanne et à ceux qui l’ont connu, mettant en situation extraits de lettres, souvenirs, conversations, en un ensemble qui compose le livre le plus vivant sur Cézanne, et remet en cause, chemin faisant, bien des idées reçues.

Le livre en quelques motsNouvelle édition dans la collection Bibliothèque Hazan de la version éditée en 1995 à l'occasion de l’actualité « Cézanne » cette automne, avec deux expositions Cézanne à Paris, musée du Luxembourg à Paris du 10 octobre 2011 au 25 février 2012 et Cézanne, Matisse et Picasso, l’aventure des Stein au Grand palais, du 10 octobre 2011 à mi-janvier 2012.
