SynopsisDe tous les maîtres anciens, Claude Gellée, dit le Lorrain (vers 1604/1605-1682) est celui que Turner a le plus admiré. D’abord à travers ses gravures puis par la contemplation de ses tableaux en vogue alors en Angleterre dans les collections des mécènes aristocratiques. A partir de 1807 et dans les dix années qui suivent, Turner ne cessera de montrer à quel point il maîtrise les principes du paysage pastoral claudien. Souvent aussi, il enrichit les sujets antiques et mythologiques de son aîné d’allusions multiples à des événements contemporains. Le présent ouvrage offre l’occasion de redécouvrir cette confrontation passionnée Mais, par sa fréquentation de l’œuvre de Claude, le peintre anglais a surtout appris à recréer de façon inégalée les subtilités de la lumière italienne. Turner n’aurait jamais réalisé ces aquarelles évanescentes de sa maturité – dans lesquelles les formes et l’espace sont nimbés d’une extraordinaire lumière – sans sa connaissance intime des effets de la perspective aérienne dont Claude était passé maître.

ArgumentaireExposition "Turner" au Grand Palais du 22 février au 24 mai 2010. Le Premier ouvrage associant Turner à Claude Gellée, dit Le Lorrain, au célèbre paysagiste luministe du XVIIe qui l'a influencé durablement. Étude publiée en 2003 comme catalogue officiel de l'exposition au musée des Beaux-arts de Nancy.
