SynopsisÀ partir du 28 mai 2009 et jusqu’au 29 août 2010, le Musée de la ville de Reykjavik, qui souhaite marquer le vingtième anniversaire de la donation par Erró d’une importante partie de ses œuvres et de ses archives à la municipalité de ReykjavÃk, présentera à Hafnarhús – lieu de conservation et d’exposition de la collection Erró - un ensemble important de portraits exécutés par l’artiste à partir de collages. Les œuvres sélectionnées – soit plus de 160 pièces : peintures, estampes, collages, plaques émaillées,¬ qui proviennent de la collection du musée et de celle de l’artiste¬ – ont été réalisées entre 1963 et 2007 et sont centrées pour la quasi-totalité autour d’individus ayant existé réellement. Cette publication se présente comme un livre à part entière sur les portraits réalisés par l’artiste. De nombreuses séries picturales sont ainsi reproduites et commentées autour de cinq thèmes : politique, science, art, musique et littérature. Par ailleurs, cinq ensembles de tableaux – les Monstres, les Lettres d’amour japonaises, les Cosmonautes, les Nord - Africaines et les Poupées – font l’objet d’une étude particulière. Trois films d’Erró viennent enfin compléter ce tour d’horizon du portrait : Mary Monster, Stars et Faces. Mots clés : Reykjavik, Hafnarhus, Mary Monster, Monstres, Cosmonautes.

Le livre en quelques motsDu 15 février au 24 mai 2010 à la Galerie d’art graphique, le Centre Pompidou célèbre l’artiste islandais Erró par une exposition consacrée à ses collages. "Erró, 50 ans de collages" présente pour la première fois cet aspect peu connu mais prolifique et original de l’oeuvre de l’artiste. Le Musée national d'art moderne, qui vient de recevoir d’Erró une donation de 66 collages, offre pour la première fois au public de découvrir un ensemble très représentatif de son oeuvre découpé et collé. Les collages d’Erró, datant de 1958 pour les plus anciens jusqu’aux plus contemporains, puisent à des sources variées, principalement dans la presse. Erró allie notamment dans sa série des méca-make-up des visages de mannequins découpés dans des titres féminins à des éléments mécaniques tels des objectifs d’appareil-photo ou des carrosseries de voiture. Des «comics» américains ou des images de propagande chinoise, russe ou cubaine voisinent avec des chefs-d’oeuvre de la peinture classique, des revues scientifiques ou encore des images publicitaires. Favorisant des chocs visuels et mêlant les temps et les espaces, Erró crée des oeuvres cocasses ou troublantes, largement empreintes d’humour et de dérision. Éminemment politique et critique, l’oeuvre d’Erró dénonce la guerre (de celle du Vietnam à l’invasion américaine en Irak), les pouvoirs totalitaires (cubain, chinois, russe...) ou la consommation de masse. La conquête spatiale lui inspire aussi de nombreux collages où des cosmonautes côtoient des odalisques d’Ingres. L’exposition s’articule autour de cinq thèmes reprenant les principales sources d’inspiration d’Erró: «Mécacollages», «Conquêtes», «Politique», «Arts» et «Comics».
