
Date de parution : 30/03/2004
Prix TTC : 39,95 €
Nombre de pages : 384 pages
Nombre d'illustrations : 360
Code EAN : 9782850259012
Dimension : 250x280 mm
Code article : 3858826
Prix TTC : 39,95 €
Nombre de pages : 384 pages
Nombre d'illustrations : 360
Code EAN : 9782850259012
Dimension : 250x280 mm
Code article : 3858826

Les Palestiniens. La photographie d'une terre et de son peuple de 1839 Ã nos jours
Elias SanbarCollection : Photographie
Elias Sanbar
Elias Sanbar, écrivain et historien est également le rédacteur en chef de la Revues d’études palestiniennes (Paris, aux Editions de Minuit). Il a enseigné à Beyrouth, Paris et Princeton. Membre de la délégation palestinienne aux négociations de paix à Madrid et Washington, il a également dirigé la délégation palestinienne aux pourparlers multilatéraux de paix sur la question d ...

Elias Sanbar, écrivain et historien est également le rédacteur en chef de la Revues d’études palestiniennes (Paris, aux Editions de Minuit). Il a enseigné à Beyrouth, Paris et Princeton. Membre de la délégation palestinienne aux négociations de paix à Madrid et Washington, il a également dirigé la délégation palestinienne aux pourparlers multilatéraux de paix sur la question d ...

Elias Sanbar
Elias Sanbar, écrivain et historien est également le rédacteur en chef de la Revues d’études palestiniennes (Paris, aux Editions de Minuit). Il a enseigné à Beyrouth, Paris et Princeton. Membre de la délégation palestinienne aux négociations de paix à Madrid et Washington, il a également dirigé la délégation palestinienne aux pourparlers multilatéraux de paix sur la question des réfugiés. Il est enfin le traducteur en français du poète Mahmoud Darwich. Il est l'auteur de PALESTINE 1948, L'EXPULSION, Les Livres de la Revue d'études palestinienne, 1984 ; LES PALESTINIENS DANS LE SIÈCLE, Gallimard, 1994 ;PALESTINE, LE PAYS À VENIR, éditions de l'Olivier, 1996 ; JÉRUSALEM, LE SACRÉ ET LE POLITIQUE, textes réunis et présentés par Farouk Mardam-Bey et Elias Sanbar, Sindbad-Actes Sud, 2000 ; LE BIENS DES ABSENTS, Actes Sud, 2001, LE DROIT AU RETOUR, textes réunis et présentés par Farouk Mardam-Bey et Elias Sanbar, Sindbad-Actes Sud, 2002.

Elias Sanbar, écrivain et historien est également le rédacteur en chef de la Revues d’études palestiniennes (Paris, aux Editions de Minuit). Il a enseigné à Beyrouth, Paris et Princeton. Membre de la délégation palestinienne aux négociations de paix à Madrid et Washington, il a également dirigé la délégation palestinienne aux pourparlers multilatéraux de paix sur la question des réfugiés. Il est enfin le traducteur en français du poète Mahmoud Darwich. Il est l'auteur de PALESTINE 1948, L'EXPULSION, Les Livres de la Revue d'études palestinienne, 1984 ; LES PALESTINIENS DANS LE SIÈCLE, Gallimard, 1994 ;PALESTINE, LE PAYS À VENIR, éditions de l'Olivier, 1996 ; JÉRUSALEM, LE SACRÉ ET LE POLITIQUE, textes réunis et présentés par Farouk Mardam-Bey et Elias Sanbar, Sindbad-Actes Sud, 2000 ; LE BIENS DES ABSENTS, Actes Sud, 2001, LE DROIT AU RETOUR, textes réunis et présentés par Farouk Mardam-Bey et Elias Sanbar, Sindbad-Actes Sud, 2002.


Synopsis
La Palestine, la Terre Sainte, est sans contexte l'un des espaces les plus photographiés au monde. Cette caractéristique ne découle néanmoins pas des seules dimensions symbolique, religieuse ou historique de cette terre où les premiers photographes recherchaient l'univers de la Bible. Elle a résulté aussi du fait qu'un conflit centenaire, s'y déroule encore qui relève tant du symbole que de la géostratégie, de la coexistence entre les monothéismes que des intérêts des grandes puissances, de la « Question juive » que du droit à l'autodétermination du peuple de Palestine. Bref cette terre possède une pesanteur, une résonance, infiniment plus grandes que sa taille et c'est à ce titre que cet ouvrage ambitionne de "donner à voir" les diverses phases de cette histoire-là . Parmi les photographes dont les travaux seront reproduits dans l'ouvrage, citons pour la partie allant de 1839 à 1914 : Anderson, Bain, Beato, Bedford, Bergheim, Bonfils, Bowman, Bridges, De Clercq, Dumas, Fiorillo, Franklin, DE Prangey, Mason Good, Goupil Fesquet, Graham, Hammersschmidt, Halladjian, Keith, Kitchener, Krokorain, Lallemand, Lorent, MacDonald, Mateson, Matson, Ostheim, Phillips, Pierotti, Raad, Robertson, Saboungi, Sarrafian, Savides, Thevoz, Thomson, [Underwood & Underwood], Vester, Vignes, Wilson, Garabedian, Zangaki. Aux travaux de ces artistes viendront s'ajouter ceux des photographes contemporains ainsi que de très nombreux anonymes dont les travaux ont été reproduits dans la presse locale ou dans des ouvrages de l'entre deux-guerres et qui sont à ce jour quasiment inconnues du public non spécialisé. En outre de nombreux fonds institutionnels (Institut d'études palestiniennes, Fondation arabe pour l'image, UNRWA, pour ne citer que les collections les plus importantes) ainsi que des collections particulières telles la prestigieuse collection de Badr El-Hajj à Londres, ou celle de l'auteur, seront également exploités.

La Palestine, la Terre Sainte, est sans contexte l'un des espaces les plus photographiés au monde. Cette caractéristique ne découle néanmoins pas des seules dimensions symbolique, religieuse ou historique de cette terre où les premiers photographes recherchaient l'univers de la Bible. Elle a résulté aussi du fait qu'un conflit centenaire, s'y déroule encore qui relève tant du symbole que de la géostratégie, de la coexistence entre les monothéismes que des intérêts des grandes puissances, de la « Question juive » que du droit à l'autodétermination du peuple de Palestine. Bref cette terre possède une pesanteur, une résonance, infiniment plus grandes que sa taille et c'est à ce titre que cet ouvrage ambitionne de "donner à voir" les diverses phases de cette histoire-là . Parmi les photographes dont les travaux seront reproduits dans l'ouvrage, citons pour la partie allant de 1839 à 1914 : Anderson, Bain, Beato, Bedford, Bergheim, Bonfils, Bowman, Bridges, De Clercq, Dumas, Fiorillo, Franklin, DE Prangey, Mason Good, Goupil Fesquet, Graham, Hammersschmidt, Halladjian, Keith, Kitchener, Krokorain, Lallemand, Lorent, MacDonald, Mateson, Matson, Ostheim, Phillips, Pierotti, Raad, Robertson, Saboungi, Sarrafian, Savides, Thevoz, Thomson, [Underwood & Underwood], Vester, Vignes, Wilson, Garabedian, Zangaki. Aux travaux de ces artistes viendront s'ajouter ceux des photographes contemporains ainsi que de très nombreux anonymes dont les travaux ont été reproduits dans la presse locale ou dans des ouvrages de l'entre deux-guerres et qui sont à ce jour quasiment inconnues du public non spécialisé. En outre de nombreux fonds institutionnels (Institut d'études palestiniennes, Fondation arabe pour l'image, UNRWA, pour ne citer que les collections les plus importantes) ainsi que des collections particulières telles la prestigieuse collection de Badr El-Hajj à Londres, ou celle de l'auteur, seront également exploités.

Synopsis
La Palestine, la Terre Sainte, est sans contexte l'un des espaces les plus photographiés au monde. Cette caractéristique ne découle néanmoins pas des seules dimensions symbolique, religieuse ou historique de cette terre où les premiers photographes recherchaient l'univers de la Bible. Elle a résulté aussi du fait qu'un conflit centenaire, s'y déroule encore qui relève tant du symbole que de la géostratégie, de la coexistence entre les monothéismes que des intérêts des grandes puissances, de la « Question juive » que du droit à l'autodétermination du peuple de Palestine. Bref ...

La Palestine, la Terre Sainte, est sans contexte l'un des espaces les plus photographiés au monde. Cette caractéristique ne découle néanmoins pas des seules dimensions symbolique, religieuse ou historique de cette terre où les premiers photographes recherchaient l'univers de la Bible. Elle a résulté aussi du fait qu'un conflit centenaire, s'y déroule encore qui relève tant du symbole que de la géostratégie, de la coexistence entre les monothéismes que des intérêts des grandes puissances, de la « Question juive » que du droit à l'autodétermination du peuple de Palestine. Bref ...

Le livre en quelques mots
Au-delà de cette impressionnante production photographique concernant la Palestine, cet ouvrage vise à montrer comment, depuis la découverte de la photographie jusqu'à nos jours, un lieu hautement symbolique, la Terre Sainte, puis son peuple, furent tout à la fois saisis et abstraits par l'image. Dès les années 1840 et tout au long du XIXè siècle, la Palestine objet d'une « Croisade pacifique » a été photographiée « sans l'être » en quelque sorte. Comme un lieu figé dans le temps, immobile à travers les siècles, en attente tout à la fois de sa « résurrection » et sa « rédemption » à venir. Comment fabrique-t-on de l'abstrait avec le plus concret des procédés, la photographie ? Cette première partie ira de l'invention de la photographie à la première guerre mondiale. La deuxième traite des premiers reflux des Palestiniens soumis, au fil des années 1917-1948, à un processus de déplacement interne, dans leur pays même, avant de se retrouver massivement poussés hors ce dernier à l'issue de la guerre de 1948. Cette partie décrira comment l'on photographie un peuple en instance d'absence et des lieux en instance de disparition. Elle traitera aussi la même question du point de vue des futurs disparus : Comment des individus qui savent qu'ils affrontent non seulement un occupant mais un futur remplaçant, se font-ils photographier ? Comment photographient-ils aussi, puisque contrairement à la situation prévalant au XIXe siècle, la Palestine de l'époque du mandat britannique compta de nombreux photographes "nationaux" ? En 1948, la Palestine et son peuple pénètrent dans une autre dimension. Qualifiés, terme abstrait à souhait, de réfugiés, les expulsés deviendront en quelque sorte invisibles. Le troisième volet de l'ouvrage portera précisément sur un paradoxe : Comment la photographie fabrique-t-elle de l'invisibilité ? Comment, de leur côté, les supposés "inexistants" se battent-ils pour réintégrer l'image et par là , le temps historique ? Quel fut le rapport à l'image donc de ce qui, jusqu'en 1992, s'appela la Résistance palestinienne ? Quelle image surtout les Palestiniens, désormais au centre de l'actualité internationale, entreprirent-ils de produire à l'usage du monde ? Le quatrième est dernier volet portera sur la première Intifada en 1987 puis la deuxième en cours aujourd'hui, soulèvements vécus comme une réintégration du temps historique par ceux qui en avaient été exclus pendant près d'un demi-siècle. Cette partie abordera certes la façon dont les affrontements sont couverts par des reporters venus du monde entier mais aussi l'usage que les Palestiniens font de leur image, depuis qu'ils ont indubitablement réintégré la scène du visible.

Au-delà de cette impressionnante production photographique concernant la Palestine, cet ouvrage vise à montrer comment, depuis la découverte de la photographie jusqu'à nos jours, un lieu hautement symbolique, la Terre Sainte, puis son peuple, furent tout à la fois saisis et abstraits par l'image. Dès les années 1840 et tout au long du XIXè siècle, la Palestine objet d'une « Croisade pacifique » a été photographiée « sans l'être » en quelque sorte. Comme un lieu figé dans le temps, immobile à travers les siècles, en attente tout à la fois de sa « résurrection » et sa « rédemption » à venir. Comment fabrique-t-on de l'abstrait avec le plus concret des procédés, la photographie ? Cette première partie ira de l'invention de la photographie à la première guerre mondiale. La deuxième traite des premiers reflux des Palestiniens soumis, au fil des années 1917-1948, à un processus de déplacement interne, dans leur pays même, avant de se retrouver massivement poussés hors ce dernier à l'issue de la guerre de 1948. Cette partie décrira comment l'on photographie un peuple en instance d'absence et des lieux en instance de disparition. Elle traitera aussi la même question du point de vue des futurs disparus : Comment des individus qui savent qu'ils affrontent non seulement un occupant mais un futur remplaçant, se font-ils photographier ? Comment photographient-ils aussi, puisque contrairement à la situation prévalant au XIXe siècle, la Palestine de l'époque du mandat britannique compta de nombreux photographes "nationaux" ? En 1948, la Palestine et son peuple pénètrent dans une autre dimension. Qualifiés, terme abstrait à souhait, de réfugiés, les expulsés deviendront en quelque sorte invisibles. Le troisième volet de l'ouvrage portera précisément sur un paradoxe : Comment la photographie fabrique-t-elle de l'invisibilité ? Comment, de leur côté, les supposés "inexistants" se battent-ils pour réintégrer l'image et par là , le temps historique ? Quel fut le rapport à l'image donc de ce qui, jusqu'en 1992, s'appela la Résistance palestinienne ? Quelle image surtout les Palestiniens, désormais au centre de l'actualité internationale, entreprirent-ils de produire à l'usage du monde ? Le quatrième est dernier volet portera sur la première Intifada en 1987 puis la deuxième en cours aujourd'hui, soulèvements vécus comme une réintégration du temps historique par ceux qui en avaient été exclus pendant près d'un demi-siècle. Cette partie abordera certes la façon dont les affrontements sont couverts par des reporters venus du monde entier mais aussi l'usage que les Palestiniens font de leur image, depuis qu'ils ont indubitablement réintégré la scène du visible.

Le livre en quelques mots
Au-delà de cette impressionnante production photographique concernant la Palestine, cet ouvrage vise à montrer comment, depuis la découverte de la photographie jusqu'à nos jours, un lieu hautement symbolique, la Terre Sainte, puis son peuple, furent tout à la fois saisis et abstraits par l'imag...

Au-delà de cette impressionnante production photographique concernant la Palestine, cet ouvrage vise à montrer comment, depuis la découverte de la photographie jusqu'à nos jours, un lieu hautement symbolique, la Terre Sainte, puis son peuple, furent tout à la fois saisis et abstraits par l'imag...






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