SynopsisLes peintres du XXe siècle qui, nés au XIXe, ont été assez audacieux et passionnés pour croire à la modernité jusqu'au bout furent-ils aussi nombreux qu'on le pense ? La modernité exige de courir un risque, qui consiste à rompre avec les lois de la continuité. Avec Kandinsky, Mondrian, Duchamp et Klee, Miró fut sans doute l'un des seuls peintres modernes, au sens originel du mot : ceux qui ne deviendront « anciens » que dans quelques siècles. Picasso fut « ancien » très tôt, de même que Braque : leurs références à l'art classique furent toujours très nombreuses. Quant à Max Ernst, il s'adosse au romantisme allemand, à Grünewald, et Dali à Meissonnier. La plupart des peintres qu'on dit « modernes » se rappellent quelque chose en peignant, sauf Miró. Il peint dans le non-savoir, la maladresse, ne s'identifie à rien, recommence tout à zéro, ou fait comme si, en se lançant dans le vide.

Le livre en quelques mots- Une approche de Miró nourrie par des années de compagnonnage et d'aventures de l'esprit au sein du groupe surréaliste. - Une nouvelle édition de cet essai sur Miró paru chez Hazan dans la collection « Les maîtres de l'art » en 1987. - Dans la même collection : Matisse par Bernard Noël, Staël par Alain Madeleine-Perdrillat.
