
Date de parution : 7/10/2003
Prix TTC : 53,00 €
Nombre de pages : 304 pages
Code EAN : 9782850258909
Dimension : 260x310 mm
Code article : 3847548
Prix TTC : 53,00 €
Nombre de pages : 304 pages
Code EAN : 9782850258909
Dimension : 260x310 mm
Code article : 3847548

Nadeije Laneyrie-Dagen
Nadeije Laneyrie-Dagen est historienne de l’art, spécialiste de la peinture en Flandre et en Italie aux xive et xviie siècles, et l’auteure d’une monographie sur Rubens (2003) ainsi que d’essais, L’Invention du corps (1997) et L’Invention de la nature (2008). Elle a enseigné dans le secondaire, puis à l’université de Lille, à l’École nati ...

Nadeije Laneyrie-Dagen est historienne de l’art, spécialiste de la peinture en Flandre et en Italie aux xive et xviie siècles, et l’auteure d’une monographie sur Rubens (2003) ainsi que d’essais, L’Invention du corps (1997) et L’Invention de la nature (2008). Elle a enseigné dans le secondaire, puis à l’université de Lille, à l’École nati ...

Nadeije Laneyrie-Dagen
Nadeije Laneyrie-Dagen est historienne de l’art, spécialiste de la peinture en Flandre et en Italie aux xive et xviie siècles, et l’auteure d’une monographie sur Rubens (2003) ainsi que d’essais, L’Invention du corps (1997) et L’Invention de la nature (2008). Elle a enseigné dans le secondaire, puis à l’université de Lille, à l’École nationale supérieure des beaux-arts et à l’École normale supérieure où elle a créé l’enseignement d’histoire de l’art. La diversité des publics avec lesquels ces postes l’ont mise en présence l’a convaincue de l’importance qu’il y a à ne pas considérer l’histoire de l’art comme un savoir confidentiel et élitiste. Aussi a-t-elle consacré plusieurs ouvrages, dont le plus connu est Lire la peinture (2 vol., 2002 et 2004), à la diffusion du savoir.

Nadeije Laneyrie-Dagen est historienne de l’art, spécialiste de la peinture en Flandre et en Italie aux xive et xviie siècles, et l’auteure d’une monographie sur Rubens (2003) ainsi que d’essais, L’Invention du corps (1997) et L’Invention de la nature (2008). Elle a enseigné dans le secondaire, puis à l’université de Lille, à l’École nationale supérieure des beaux-arts et à l’École normale supérieure où elle a créé l’enseignement d’histoire de l’art. La diversité des publics avec lesquels ces postes l’ont mise en présence l’a convaincue de l’importance qu’il y a à ne pas considérer l’histoire de l’art comme un savoir confidentiel et élitiste. Aussi a-t-elle consacré plusieurs ouvrages, dont le plus connu est Lire la peinture (2 vol., 2002 et 2004), à la diffusion du savoir.


Synopsis
Aucune monographie récente sur Rubens n'est disponible en librairie. Cette lacune va être comblée par cette étude très fouillée, et novatrice à plus d'un égard, qui confronte carrière et tempérament créatif chez un des artistes majeurs des temps baroques perçu comme l'incarnation du dynamisme et de l'esprit d'entreprise. En apparence, rappelle Nadeige Dagen, Rubens n'a rien négligé pour embrasser son temps, explorer tous les courants artistiques (assimilés durant un long séjour à Rome), approcher une clientèle princière et royale, se hisser au rang d'homme de cour et de diplomate comme un Titien jadis dont à plus d'un égard il a fait son modèle. Et pourtant, aucun honneur ne le détournera, à l'inverse d'un Vélazquez de se consacrer à son art. Cet art, l'auteur l'envisage à travers un portrait intellectuel de Rubens qui remet à l'honneur ses curiosités scientifiques, décrit son énergie à la tâche, son immense capacité d'assimilation et d'organisation en analysant la "fabrique Rubens", objet d'une approche extrêmement riche et suggestive dans l'ouvrage. L'atelier peut apparaître à cet égard comme une PME mais Rubens saura toujours garantir l'unité de style à ces créations collectives auxquelles travaillaient spécialistes des animaux, spécialistes du paysage ou de la nature morte d'après ses esquisses, elles-mêmes de sa main mais tout aussi bien générées par des emprunts à l'Antiquité ou à d'autres artistes, vivants ou morts. Une telle pratique, souligne l'auteur, indique une conception de l'art qui est moins affaire « d'identité", que d'assemblage, moins le résultat d'une inspiration immédiate (nous ne sommes pas encore chez les Romantiques) que celui d'une série d'opérations, d'états toujours susceptibles d'être changés ou améliorés. Pour naître, le chef d'oeuvre requiert une somme talents (d'où qu'ils viennent) dont Rubens assure la synthèse. Ainsi voient le jour les immenses cycles de tapisserie ou de décorations comme la Galerie de Médicis (Louvre), Bankerting House (Londres) et les grandes compositions religieuses (Descentes de Croix, Assomption) à la postérité innombrable dans le fervent climat de reconquête des Pays-Bas par la Contre-Réforme. D'où l'importance, dans cette division du travail qui va s'opérer souvent, en l'absence du maître, en mission ou en voyage à l'étranger, des dessins préparatoires et des esquisses remises aux assistants et enfermées chaque soir et qui l'auteur les interroge attentivement ( illustrations à l'appui), constituent le véritable laboratoire de la création. L'énergie de la vie, son mouvement perpétuel, sa circulation jusqu'à la véhémence entre les différents règnes de la Nature (Les Chasses), tout cela réunit dans une même poétique et une même approche plastique le goût de Rubens pour le paysage (souvent négligé par les spécialistes), pour les lions, les chevaux et surtout pour le corps humain, dépeint jusque dans la chair intime de ses épouses (La petite pelisse), alors que le portrait chez lui (en dehors de celui de ses proches) restera une activité alimentaire ou de marketing pour se gagner de nouvelles clientèles.

Aucune monographie récente sur Rubens n'est disponible en librairie. Cette lacune va être comblée par cette étude très fouillée, et novatrice à plus d'un égard, qui confronte carrière et tempérament créatif chez un des artistes majeurs des temps baroques perçu comme l'incarnation du dynamisme et de l'esprit d'entreprise. En apparence, rappelle Nadeige Dagen, Rubens n'a rien négligé pour embrasser son temps, explorer tous les courants artistiques (assimilés durant un long séjour à Rome), approcher une clientèle princière et royale, se hisser au rang d'homme de cour et de diplomate comme un Titien jadis dont à plus d'un égard il a fait son modèle. Et pourtant, aucun honneur ne le détournera, à l'inverse d'un Vélazquez de se consacrer à son art. Cet art, l'auteur l'envisage à travers un portrait intellectuel de Rubens qui remet à l'honneur ses curiosités scientifiques, décrit son énergie à la tâche, son immense capacité d'assimilation et d'organisation en analysant la "fabrique Rubens", objet d'une approche extrêmement riche et suggestive dans l'ouvrage. L'atelier peut apparaître à cet égard comme une PME mais Rubens saura toujours garantir l'unité de style à ces créations collectives auxquelles travaillaient spécialistes des animaux, spécialistes du paysage ou de la nature morte d'après ses esquisses, elles-mêmes de sa main mais tout aussi bien générées par des emprunts à l'Antiquité ou à d'autres artistes, vivants ou morts. Une telle pratique, souligne l'auteur, indique une conception de l'art qui est moins affaire « d'identité", que d'assemblage, moins le résultat d'une inspiration immédiate (nous ne sommes pas encore chez les Romantiques) que celui d'une série d'opérations, d'états toujours susceptibles d'être changés ou améliorés. Pour naître, le chef d'oeuvre requiert une somme talents (d'où qu'ils viennent) dont Rubens assure la synthèse. Ainsi voient le jour les immenses cycles de tapisserie ou de décorations comme la Galerie de Médicis (Louvre), Bankerting House (Londres) et les grandes compositions religieuses (Descentes de Croix, Assomption) à la postérité innombrable dans le fervent climat de reconquête des Pays-Bas par la Contre-Réforme. D'où l'importance, dans cette division du travail qui va s'opérer souvent, en l'absence du maître, en mission ou en voyage à l'étranger, des dessins préparatoires et des esquisses remises aux assistants et enfermées chaque soir et qui l'auteur les interroge attentivement ( illustrations à l'appui), constituent le véritable laboratoire de la création. L'énergie de la vie, son mouvement perpétuel, sa circulation jusqu'à la véhémence entre les différents règnes de la Nature (Les Chasses), tout cela réunit dans une même poétique et une même approche plastique le goût de Rubens pour le paysage (souvent négligé par les spécialistes), pour les lions, les chevaux et surtout pour le corps humain, dépeint jusque dans la chair intime de ses épouses (La petite pelisse), alors que le portrait chez lui (en dehors de celui de ses proches) restera une activité alimentaire ou de marketing pour se gagner de nouvelles clientèles.

Synopsis
Aucune monographie récente sur Rubens n'est disponible en librairie. Cette lacune va être comblée par cette étude très fouillée, et novatrice à plus d'un égard, qui confronte carrière et tempérament créatif chez un des artistes majeurs des temps baroques perçu comme l'incarnation du dynamisme et de l'esprit d'entreprise. En apparence, rappelle Nadeige Dagen, Rubens n'a rien négligé pour embrasser son temps, explorer tous les courants artistiques (assimilés durant un long séjour à Rome), approcher une clientèle princière et royale, se hisser au rang d'homme de cour et de dipl...

Aucune monographie récente sur Rubens n'est disponible en librairie. Cette lacune va être comblée par cette étude très fouillée, et novatrice à plus d'un égard, qui confronte carrière et tempérament créatif chez un des artistes majeurs des temps baroques perçu comme l'incarnation du dynamisme et de l'esprit d'entreprise. En apparence, rappelle Nadeige Dagen, Rubens n'a rien négligé pour embrasser son temps, explorer tous les courants artistiques (assimilés durant un long séjour à Rome), approcher une clientèle princière et royale, se hisser au rang d'homme de cour et de dipl...

Le livre en quelques mots
Une approche très fouillée du tempérament créatif de Rubens et du fonctionnement de l'atelier : dispositifs complémentaires au service d'une production artistique immense. La révélation de l'esquisse comme laboratoire de la création chez Rubens mais aussi comme outils de la division du travail destiné à ses assistants Une monographie publiée dans le contexte de l'exposition Rubens programmée en mars prochain par le musée des Beaux-Arts de Lille, nommée capitale culturelle européenne en 2004.

Une approche très fouillée du tempérament créatif de Rubens et du fonctionnement de l'atelier : dispositifs complémentaires au service d'une production artistique immense. La révélation de l'esquisse comme laboratoire de la création chez Rubens mais aussi comme outils de la division du travail destiné à ses assistants Une monographie publiée dans le contexte de l'exposition Rubens programmée en mars prochain par le musée des Beaux-Arts de Lille, nommée capitale culturelle européenne en 2004.

Le livre en quelques mots
Une approche très fouillée du tempérament créatif de Rubens et du fonctionnement de l'atelier : dispositifs complémentaires au service d'une production artistique immense. La révélation de l'esquisse comme laboratoire de la création chez Rubens mais aussi comme outils de la division du trav...

Une approche très fouillée du tempérament créatif de Rubens et du fonctionnement de l'atelier : dispositifs complémentaires au service d'une production artistique immense. La révélation de l'esquisse comme laboratoire de la création chez Rubens mais aussi comme outils de la division du trav...






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